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07/07/2017
Juliol de 2017: Triangle Blau s’adhereix al Manifest “LES CAMPS DE CONCENTRATION FRANÇAIS DE 1939-1944 : ENFERMEMENT, EXCLUSION, RÉPRESSION, DÉPORTATION”

 

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Mesdames et messieurs, chers amis de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah,

Nous soussignés, engagés pour faire connaître et reconnaître l’histoire de ceux qui furent captifs dans les camps de concentration de la IIIe République puis de l’État français, souhaitons vous informer que nous sommes en total désaccord avec votre affirmation : "Le Struthof était l’unique camp de concentration sur le sol français".

Considérant faits et documents, avec de nombreux experts et autorités de divers pays, nous continuerons de nommer camps de concentration ces lieux d’enfermement, d’exclusion, de misère, d’humiliation, de répression, de déportation, de rapatriements forcés qui fonctionnèrent à Agde, Argelès-sur-Mer, Brens, Drancy, Gurs, Les Alliers, Les Milles, Le Récébédou, Le Vernet d’Ariège, Montreuil-Bellay, Poitiers, Noé, Rieucros, Rivesaltes, Ruelle, Saint-Cyprien, Saint-Sulpice, Septfonds, et autres lieux de France, sans oublier les camps d’Afrique du Nord.

Camp de concentration était l’appellation employée par le ministre de l’intérieur Albert Sarraut en 1939. Par circulaire du 10 janvier 1941, le ministre pétainiste de l’intérieur Marcel Peyrouton tenta d’en réduire l’usage en reconnaissant explicitement qu’elle était évocatrice de répression. Malgré des variations lexicales édulcorantes, elle subsista.

Nous refusons que cette appellation historique, chargée d’injustices et de douleurs, soit exclusivement réservée aux seuls camps nazis de 1933-1945. Nous refusons qu’elle soit censurée lorsqu’il s’agit des camps français de 1939-1944.

Nous n’obligeons personne à l’employer, mais, conscients de nos devoirs vis-à-vis des générations passées et futures, nous ne transigeons pas avec notre propre liberté d’expression, laquelle n’attente à la dignité de personne, au contraire.

Pour transmettre l’Histoire il ne faut ni taire ni travestir la réalité. L’appellation historique commune, camps de concentration / konzentrationslager, a pris en France et en Allemagne diverses significations. Il convient de le dire et de l’expliquer. Les éducateurs de toutes sortes peuvent et doivent discerner, en précisant camps de concentration français ou camps de concentration nazis. Ils peuvent et doivent aussi introduire des appellations interprétatives, à des fins didactiques, telles que camps de répression, camps d’extermination ou centres de mise à mort, selon les cas.

Toujours solidaires pour le progrès des connaissances, nous restons à votre écoute, bien cordialement,

Association Mémorial de Noé

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